Rencontre avec Samantha Murray, passionnée de chasse.

Samantha Murray à la chasse cheveux roux et veste orange

Q: Bonjour Sammy, à quel âge as-tu commencé à chasser et qui t’y a initiée?


R :Je devais avoir 7 ou 8 ans lorsque mon parrain, maniaque de chasse et de pêche à décidé de m’amener avec lui pour me montrer ce qu’il faisait vraiment lorsqu’il partait à la chasse. Je me souviens d’une chasse au faisan de Colchide avec lui où nous étions dans une cache haute à attendre qu’un oiseau soit libéré et de le tirer au vol.

Samantha Murray à l'âge de 7 ou 8 ans de retour de la chasse

Avec mes coquilles trop grandes pour ma tête d’enfant j’avais les yeux rivé sur mon oncle qui épaulait son arme à feu. Le coup parti et l’oiseau tombé, je me suis précipitée pour ramasser la cartouche encore chaude sur le plancher de la cache avec un grand sourire. Il ma alors expliquer comment fonctionnait une arme à feu et la façon sécuritaire de la tenir. Je crois honnêtement que ce fut cette journée qui me donna la piqûre.

Q : Es-tu une chasseuse redoutable ou si pour toi, l’activité en elle-même est importante, peu importe le résultat?


R :Je crois que l’activité en elle-même m’interpelle énormément. Se préparer le matin lorsqu’il fait noir et froid, aller appâter le gibier en traînant des poches de pommes sur de longues distance, attendre dans le froid, l’acier du canon pratiquement gelé sur les doigts, que le gibier tant attendu sorte devant moi quand je sais que j’y ai mis de l’effort.

Q : Quand tu chasses, qui t’accompagne?


N’ayant plus vraiment de famille qui chasse, la plupart du temps, j’y vais avec des amis et des collègues de travail qui partagent la même passion que moi. Sinon, j’y vais seule. C’est toujours plaisant lorsqu’on aime ça.

R :Qu’est-ce qui te passionne tant dans cette activité? Qu’est-ce que ça t’apporte et que tu ne pourrais pas trouver autrement?

Samantha Murray ajuste sa carabine
C’est assez dur d’exprimer une passion… ce n’est pas juste la chasse… c’est le tir sportif, de précision et la pratique de tout ça. Le sentiment d’être dans mon domaine lorsque j’épaule mon arme. Être une femme dans ce milieu ne me dérange aucunement car je suis capable de prouver que je suis aussi compétente, sinon plus, que beaucoup d’hommes qui pratiquent cette activité qui est pourtant traditionnellement plus associée aux hommes qu’à une jeune femme. J’aime prouver que je peux exceller dans ce loisir.
Samantha Murray belle prise


Q :Tu es devenue agente de liaison pour l’Association Canadienne des Armes à Feu (NFA), un travail entièrement bénévole. Quelles sont les raisons qui t’ont amenée à t’impliquer avec la NFA?

Samantha Murray chandail no compromise rose et 338 lapua son of a big freaking gun
R : Nous avons des droits en tant que propriétaires d’arme a feu et la NFA à pour but de les défendre, de les faire connaître et de se battre pour les garder. Je suis une femme fière d’être propriétaire d’arme à feu et je veux me battre pour mes droits.

Le monde des armes à feu étant moins populaire chez les femmes je veux montrer que cette activité est sécuritaire, valorisante et entièrement légale. J’aimerais faire comprendre au gens que ce ne sont pas les armes à feu qui sont le problèmes, mais que ce sont des personnes mal intentionnées ou avec un trouble mental qui rendent les armes dangereuses. Ce qui aussi le cas pour une voiture ou tout simplement un couteau.

Q :Que penses-tu de nos lois en matière d’armes à feu?


R : Contrairement à beaucoup d’endroit au Québec nous sommes très axés sur la sécurité en matière d’armes à feu. Les lois sont strictes et n’importe qui ne peut se procurer une arme à feu. Il nous faut un permis possession/acquisition. Pour l’obtenir, il est obligatoire de suivre un cours de maniement d’arme à feu.

Les gens qui passent ce cours sont donc informés sur la façon sécuritaire de manier une arme, de l’entretenir et de l’entreposer. Ce qui pose problème au Québec selon moi c’est le registre des armes à feu… Il est très coûteux et au fil des ans, on n’a pas pu prouver son efficacité. Les meurtres commis à l’aide d’une arme à feu sont rarement faites avec une arme enregistrée et sont souvent commis par quelqu’un qui n’a pas de permis pour l’avoir de toute façon.

7-Que penses-tu du traitement médiatique de la tragédie de la polytechnique?


Je trouve très triste ce qui est arrivé à la polytechnique. C’est une tragédie exécutée par un homme qui avait un message malsain à faire passer, un homme dont la santé mentale était déficiente. Cet homme est mort, il est donc dur pour les familles d’en vouloir à quelqu’un qui n’est plus là, alors mettre la faute sur les armes à feu est très facile.

Le problème comme je le disais plus haut n’est pas les armes à feu mais bien la personne derrière. Il faut agir en se qui a trait à la maladie mentale et non pas les armes a feu. Des gens ont besoin d’aide et le système de santé pour les aider est peut-être déficient à quelques endroit. C’est là qu’il faut mettre du temps. Les armes à feu ne sont pas dangereuses entre les mains de quelqu’un de sain d’esprit.

Merci Sammy d’avoir accepté de partager tes impressions avec mes lecteurs. Juste un petit mot pour laisser savoir aux gens qu’ils peuvent te contacter sur Facebook  s’ils désirent devenir membres de la NFA ou s’y impliquer comme bénévole. 

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