Mieux comprendre l’inutilité du registre

Les armes à utilisation restreinte et les armes prohibées continuent d’être enregistrées.

À peine 2% des crimes violents commis au Canada impliquent une arme à feu. http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/11925-fra.htm#a1

La plupart des homicides sont commis sans arme à feu. http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/11925-fra.htm#a3

Depuis 1991, la plupart des homicides commis à l’aide d’une arme à feu le sont à l’aide d’une arme de poing. http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/11925-fra.htm#a5

Les homicides commis avec une arme à feu sont plus susceptibles d’être liés au crime organisé ou à un gang de rue, et ce type d’homicide, contrairement aux autres, est en hausse. http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/11925-fra.htm#a6

-Selon un sondage Léger Marketing, 48% des Québécois, propriétaires ou non d’arme à feu, sont défavorables à l’implantation d’un registre québécois des armes d’épaule, alors que seulement 41% y sont favorables. Page 17 : http://www.ledevoir.com/documents/pdf/sondage_avril2015.pdf

En décembre 2014, on dénombrait 495 537 permis de possession d’armes à feu valides au Québec, et cette information est accessible aux policiers.

http://www.rcmp-grc.gc.ca/cfp-pcaf/facts-faits/index-fra.htm

Les policiers du Québec étaient ceux au Canada qui consultaient le moins souvent (et de très loin) le registre, lorsque celui-ci était en opération. http://fr.scribd.com/doc/51928068/Requetes-dans-le-Registre-canadien-des-armes-a-feu-en-direct-par-100-000-personnes

Il y a eu au cours de la (décennie 1986 à 1996) moins d’homicides par balle alors que le nombre d’armes à feu en circulation n’a pas changé de façon significative (ministère de la Justice du Canada, 1996). Et la diminution du taux des homicides par balle ne peut s’expliquer par les mesures qui ont rendu les armes de poing et autres armes à feu plus difficiles d’accès; la proportion des homicides commis au moyen d’une arme de poing a augmenté. http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/sjc-csj/sjp-jsp/dt98_4-wd98_4/p5.html#a52

L’examen des données sur les homicides disponibles sur statistiques Canada n’a réussi à démontrer aucun bénéfice relié à une des lois canadiennes sur les armes à feu adoptées entre 1974 et 2008, incluant le défunt registre fédéral des armes d’épaule. http://jiv.sagepub.com/content/27/12/2303.abstract

Pendant la période de 30 ans qui s’est achevée en 1990, environ 71 p. 100 des victimes tuées par balle étaient des hommes. En fait, lorsque les victimes étaient des femmes, les armes à feu étaient moins utilisées que lorsqu’elles étaient des hommes (Silverman et Kennedy, 1993). http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/sjc-csj/sjp-jsp/dt98_4-wd98_4/p5.html#a55

Si une forte association statistique entre le nombre d’armes en circulation et les homicides par balle (Killias, 1993b), la corrélation positive qu’on remarque dans certains cas entre le nombre d’armes en circulation et celui des homicides qui ne sont pas commis au moyen d’une arme à feu donne à penser que d’autres facteurs contribuent aux corrélations observées. http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/sjc-csj/sjp-jsp/dt98_4-wd98_4/p5.html#a55

Le jugement Dalphond reconnaît aux points 42 et 43 que «les forces policières ailleurs au pays fonctionnent sans un registre des armes de chasse depuis octobre 2012 et que rien ne m’indique qu’il en a résulté un préjudice irréparable ou même sérieux.» Et que «la démonstration, même minimale, du bien-fondé de l’allégation ne m’a pas été faite. (…) Les statistiques et études pour les trente dernières années ne semblent pas établir de corrélations entre l’enregistrement des armes de chasse et la baisse des taux d’homicides. De même, rien n’indique une augmentation depuis octobre 2012 des crimes commis avec des armes de chasse dans les autres provinces.»

http://citoyens.soquij.qc.ca/php/decision.php?liste=76426735&doc=DECF32BAC1CE47BD7AAF87749C68E898863AB7E00B53845902775D3301C81D85&page=1

Le défunt registre canadien des armes d’épaule a été un désastre financier et l’informatisation des dossier médicaux semble suivre la même tendance. On soupçonne même que les contrats informatiques fassent l’objet de collusion, voire de corruption. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/National/2011/07/11/001-registre-armes-feu.shtml

Le Québec est en période de rigueur budgétaire. Des ressources sont coupées entre autres dans les soins à domicile, et l’argent prévu pour la création du registre suffirait à rétablir l’intégrité de tels services.jessie 12http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/12/17/aines-compressions_n_8829102.html?ncid=fcbklnkcahpmg00000009

Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement du Québec :

-De renoncer au projet de loi 64, visant entre autres la création d’un registre québécois des armes d’épaule.

-De tenir des audiences publiques permettant aux Québécois de se faire entendre sur le sujet, qu’ils soient propriétaires d’armes à feu ou non.

-De gérer les ressources de l’état de façon responsable et de miser sur des mesures efficaces plutôt que des mesures connues pour leur inefficacité mais visant à satisfaire des groupes de pression.

Et nous vous demandons de signer la pétition parrainée par la députée Sylvie Roy, qui est maintenant disponible sur le site de l’Assemblée nationale. https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5715/index.html

 

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